Gardez le contact !

J’ai présenté il y a peu de temps une mise à jour de mon « application/tableur » pour extraire les adresses mails des parents de l’école (ainsi que les numéros de téléphone) pour les importer dans Google Contacts et les utiliser avec Gmail.

Cette façon de faire à soulever des échanges sur Twitter me disant (à juste titre) que cette façon de faire n’était pas RGPD-compatible. Je l’indiquais d’ailleurs clairement dans mon article. Certains propos m’accusaient même de mettre à disposition des directeurs quelque chose d’illégal et qu’on pouvait même comparer cela à partager « comment braquer une banque en expliquant bien que c’est illégal ».  Je trouve les mots forts surtout quand on sait que pendant le confinement, on nous (pas forcément à moi, mais à pas mal de directeurs et d’enseignants) à demander de faire avec les moyens du bord sans se soucier du traitement RGPD des outils utilisés pour pouvoir assurer la continuité pédagogique.

Je ne veux pas lancer de polémique à ce sujet et je précise que les échanges avec plusieurs personnes (dont la personne qui a fait cette comparaison) sur Twitter ont été très constructifs. Mon objectif n’a jamais été de mettre en avant les services de Google, mais bien de proposer une solution simple et pratique pour communiquer avec les familles.

Je remercie ces personnes (elles se reconnaitront) qui m’ont permis de me tourner vers une solution RGPD-compatible. Il y a encore du travail pour que ça fonctionne aussi bien, mais je vais m’y atteler et vous en parler au plus tard pour les vacances de la Toussaint.

Conclusions :

  • Twitter est un magnifique réseau social quand on veut l’utiliser pour échanger dans le respect mutuel ;
  • Le partage des connaissances des enseignants, directeurs et autres conseillers permet d’avancer dans la recherche d’une meilleure solution ;
  • Je vais bientôt avoir une solution de messagerie et de gestion des contacts simple et compatible RGPD pour mon école.
  • Dernier point : je passe mon article expliquant comment faire avec Gmail/Gcontacts en brouillon pour qu’il ne soit plus visible.

1 Commentaire

  1. Florence Braillon

    Bonjour,
    Je viens de trouver votre article concernant le métier de directeur d’école. Je voulais vous faire part de mon témoignage s’il peut tant soit peu vous être utile. Je suis favorable à une véritable reconnaissance du métier de directeur d’école, je dirais même à une « professionnalisation » sous entendu être déchargé d’enseignement. Voici bientôt 20 ans que j’exerce cette fonction. Depuis quelques années les tâches ont tellement évoluées qu’elles sont de plus en plus difficilement compatibles avec le métier d’enseignant. J’ai la très désagréable sensation de ne plus jamais réellement savoir qui je suis d’autant plus que depuis deux ans j’exerce dans une école 3 classes donc avec des décharges « aléatoires ». Le calendrier établi n’est jamais respecté faute de remplaçants en nombre suffisant et je me retrouve à déprogrammer des équipes éducatives le jour J car même pas prévenu en amont de l’annulation de ma décharge (il a fallu que j’appelle le secrétariat IEN pour demander où était passé l’enseignant que j’attendais !). Hier ce sont douze familles qui avaient pris RDV pour découvrir l’école (nous coordonnons l’accueil des familles avec le SIVOS pour les inscriptions des futurs élèves de maternelle) qui ont « croisé » une directrice donnant l’impression d’être peu disponible car encore une fois ma décharge a été annulée à la dernière minute faute de remplaçants. Ne serait-il pas judicieux de créer comme pour les décharges 4 classes et plus de véritables postes avec des personnels qui ne pourraient pas être réquisitionnés pour remplacer des brigades manquantes.
    Petite anecdote assez irritable : notre école comme de nombreuses école s’est trouvée confronté à l’épidémie COVID avec un peu plus de 60% des élèves malades et toute l’équipe enseignante « sur le flan ». J’étais donc à priori en arrêt maladie et j’ai cependant du assurer la remontée des cas COVID au DASEN (avec une procédure qui a changé 4 fois en 6 jours) car mes collègues étaient elles aussi malades. L’IEN a demandé une fermeture d’école (ce qui m’aurait bien arrangé car les familles n’auraient pas testé les enfants) ce qui a été refusé par le DASEN qui lui a imposé d’ouvrir une des classes (avec à peine 1/4 de l’effectif présent). Mettre en place un service de déclaration en ligne par les familles des cas positifs aurait été judicieux. J’avoue avoir cessé de faire rapidement de faire connaître le nombre d’élèves contaminés quand j’ai vu qu’il fallait coûte que coûte maintenir une classe ouverte alors que le Sivos avait organisé un service d’accueil pour les familles prioritaires.
    Voilà mon « petit coup de gueule » en espérant qu’il pourra vous apporter eau à votre moulin.
    Bien cordialement.
    Florence.

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